
Bermascope est probablement la marque la plus emblématique de ces contrôleurs d’allumages au point de voir aujourd’hui son nom confondu avec la description générique de l’appareil, tout comme Frigidaire (qui est devenu le frigo moderne) le fût en sont temps avec les réfrigérateurs.
L’aventure commence avec un brevet de 1952 de la société Sofrex (voir Dossiers techniques) face au besoin de maintenir à flot la grandissante armada de deux roues qui s’étend des cyclomoteurs aux motos (leur coût d’acquisition étant relativement accessibles par rapport aux automobiles dans un contexte de reconstruction de l’après-guerre).
La gamme est pléthorique, et chaque nouvel appareil s’enrichit de fonctions de plus en plus complexes et pointues tout en intégrant l’évolution technologique des composants qui les constituent: tout d’abord à lampes comme chez les concurrents (AEE…), les derniers modèles intègrent des composants plus contemporains comme les diodes et autres transistors. L’argumentaire commerciale s’empare du reste de ce point en affichant un fier « Electronique à transistors » sur les appareils comme le T61.
Très répandus, ils sont assez prisés de par leur renommée mais demeurent assez difficiles à réparer car d’une complexité importante si on les compare à la concurrence de l’époque.
Notez qu’à un moment qui pour le moment m’échappe encore, VAR et ses appareils siglés VAROSCOPE est devenu propriétaire de la marque BERMASCOPE (voir la partie correspondante du site pour les modèles concernés). C’est encore à vérifier, mais il est fort probable que les deux marques aient coexisté, un peu à la manière de Motobécane et Motoconfort pour les aficionados de la marque. J’en veux pour preuve les autocollants VAR que l’on retrouve systématiquement sur les façade des BERMASCOPE M73C !
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D53M ayant réussi à rallier le XXIième siècle mais non sans déboires 😉