Arrivé en janvier à la maison, ce Bermascope D53M n’avait pas grand chose pour lui avec son œil magique absent et sa façade bien amochée! Je vous passe également la liste à la Prévert des pièces de visserie absentes et de tous les autres sévices apparents qui ont émaillés la longue vie de cet appareil.
Mais il méritait d’être sauvé, ne serait-ce que pour avoir eu le mérite de nous parvenir jusqu’au XXIième siècle 😉

Et que dire de ses entrailles?
Après quelques vérifications de sécurité (vu qu’il traîne des tensions de 500 volts dans ce genre de machines branchées qui plus est sur le secteur), il s’est avéré que l’ensemble était à reprendre en totalité ou presque: tension stabilisée inopérante, pont de Sauty pour la mesure des condensateurs totalement faussé, calibrage des seuils pour l’œil magique hors service, modification du câblage d’origine sur la partie « test du point de rupture »… bref du lourd! Du coup je n’ai pas échappé à un relevé soigneux du schéma avec l’aide de Jacky31 (qui faisait de même sur un clone) suivi d’une remise à niveau des condensateurs et autres résistances nécessiteuses (fortes dérives à la clé, essentiellement dû à des technologies d’un autre temps).
Tant qu’à y être, j’ai aussi dégainé la totale côté esthétique: ultra-sons sur les pièces mécaniques, sablage, apprêt phosphatant, peinture et calligraphie à l’identique après scanner des inscriptions rescapées. Il me reste juste à refaire la plaque de la machine avec un numéro fictif, l’ancien étant illisible (et c’est bien dommage!)



Après quelques heures de boulot, la machine est quasi finie et surtout apte au service avec l’ensemble de ses fonctions calées au nominal. Un vrai bonheur 😉

Et juste pour se faire plaisir, un p’tit montage avant/après sur la façade:

A vous de jouer…